Lundi 22 février 2010
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Compte tenu des prévisions d'abstention, il semblerait que les élections régionales n'intéressent pas grand monde (environ 50% pour l'instant). Je reconnais
moi-même que l'enjeu n'est pas considérable. Cependant, je considère que la chance inouï de vivre dans un pays démocratique comme la France nous oblige moralement à le faire. Même si les
compétences régionales sont très limitées, et que le résultat de l'élection ne changera pas notre quotidien et ce quelque soit le parti qui gagnera la présidence, nos institutions nous donne la
chance de nous exprimer.
Ainsi par notre vote, nous pouvons nous exprimer à 2 niveaux : un niveau local, sur la comparaison des propositions des différentes listes, et à un niveau national soit pour approuver la politique
du gouvernement, soit pour la contester.
Le premier aspect à prendre en considération dans son choix est évidemment l'aspect du programme régional des partis. Dans ce domaine, après avoir balayé les différents programmes en Pays de la
Loire, j'ai pu constaté que ni le FN, ni la liste LO, ni "Nous te ferons Bretagne" n'ont de programme. La liste Front de gauche/NPA propose un programme absolument pas crédible, très
anti-entreprise, et qui serait meurtrier pour la région. Pour les quatre autres listes modérées, les programmes sont crédibles et présentent peu de différences si ce n'est la position sur
l'aéroport de Notre Dame des Landes. Le PS et l'UMP y sont favorables, le MoDem et Les Verts y sont opposés parce que trop cher mais proposent une alternative en renforçant les capacités de
desserte des aéroports existants. Dans ces conditions, même si ma sensibilité serait la liste Béchu, en terme de programme, ma préférence irait au MoDem et aux Verts.
Le deuxième aspect à prendre en compte est celui de la retombée nationale des résultats. Qu'on le veuille ou non, les résultats de l'élection seront interprétés au niveau national parce que l'UMP
et le PS l'ont souhaité et parce que il s'agit de la dernière élection nationale avant l'élection présidentielle. Dans ce contexte, j'appelle tous les centristes démocrates, toutes les personnes
qui avaient voter Bayrou en 2007 à voter pour les listes MoDem. En effet, si on veut qu'en 2012, un candidat alternatif à la gauche et à la droite soit en mesure de rassembler les français au lieu
de les opposer, pour enfin réformer le pays dans de bonnes conditions, il est nécessiare de mettre ce candidat (Bayrou) dans la meilleure situation possible. Pour ma part étant de sensibilité
démocrate chrétien, opposé à la politique de Sarkozy (et non opposé à toute la droite), opposé au projet très flou du PS et des Verts, ma préférence reste le Mouvement Démocrate pour la
présidentielle, malgré les imperfections de ce parti (imperfections naturelles du fait du jeune âge de ce parti)
En conclusion, malgré mon attirance pour la droite régionale incarné par Béchu, je considère qu'il faut mettre Bayrou et le MoDem en position favorable avant l'élection présidentielle, et ce pour
l'avenir du pays. Sachant que les programmes régionaux sont peu différents et que les compétences des régions ne permettront pas de changer le pays, j'appelle les démocrates chrétiens à voter
MoDem.
Par Espérance Démocrate
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Dimanche 13 décembre 2009
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Sous les airs sympathiques et détendus de l’écologie en France, il me semble que l’idéologie écologiste, qui semble fortement se développer, peut
cacher une forme d’extrémisme inquiétant.
Tout d’abord, cette idéologie a tendance à s’imposer comme la pensée unique. Les écologistes sont les " gentils ", les " bien-pensant "
d’aujourd’hui. Pour certains, si vous avez le malheur de ne pas être d’accord avec eux, c’est que vous faites partis du camp des dangereux productivistes responsables de la fin du monde. Ainsi
une personne qui réfute l’impact de l’homme sur le réchauffement climatique est aussitôt vu comme un paria alors même que les scientifiques ne sont pas unanimes sur la question.
D’autre part, certains sont prêts à tout pour défendre leur cause et " la fin semble justifier les moyens ". L’écologie part d’un bon sentiment mais quand
on en vient à presque diviniser la nature, prônant la décroissance au détriment des populations pauvres ou même la limitation des naissances, cela revient à mettre l’Homme au second rang derrière
la nature. C’est cette idée que j’ai beaucoup de mal à accepter. Je pense que tout le monde est d’accord pour bâtir une société durable ; à la condition essentielle que l’écologie ne doit
pas être une finalité mais un moyen au service du développement humain.
Voilà pourquoi l’idéologie purement écologiste m’inquiète. Et même s’il est vrai que c’est probablement grâce aux gens qui ont porté cette idéologie qu’aujourd’hui
nous avons tous conscience de l’importance de l’écologie pour notre avenir, j’aimerais que maintenant qu’ils sont très médiatisés, les écologistes puissent tenir des propos plus mesurés et
surtout plus réalistes.
Par Espérance Démocrate
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Dimanche 1 novembre 2009
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15:02
Qu'est-ce qu'être français ? La question se pose aujourd'hui autant qu'hier depuis que la France existe. Quels sont les éléments communs qui nous permettent nous
peuple de France de rester unis ? Est-ce la terre, est-ce l'origine, sont-ce les valeurs républicaines, sont-ce les religions, sont-ce les caractéristiques physiques, le drapeau français, la
marseillaise ou autre chose ? Répondre par oui ou par non à ces critères est très dangereux car les français se sentent français chacun à leur manière sur des critères différents. Certains
diront que c'est par leurs origines qu'ils se sentent français, d'autre que c'est par les valeurs républicaines. Mais que dira alors le royaliste qui croit plus aux valeurs de la démocratie qu'aux
valeurs républicaines, lui et sa famille qui vivent en France depuis des générations mais qui a simplement des opinions différentes. Que dira celui d'origine étrangère mais qui adhère totalement à
la devise "Liberté Egalité Fraternité" et qui parle parfaitement français ?
Non décidemment, être français ce n'est pas répondre à des critères ! Etre français, c'est vouloir être français, c'est choisir la France et l'aimer ; l'aimer magré ses défauts en
acceptant toutes les facettes de son histoire et en participant à son avenir ! Par conséquent être français signifie chercher à connaître la France (son territoire, son histoire, ses cultures) et
chercher à orienter son avenir en prenant en considération le peuple français dans son ensemble (les immigrés, les royalistes, ceux qui n'aiment pas la marseillaise mais qui pourtant aime la
France, bref tous ceux qui veulent être français par choix et non par opportunisme !
Ce débat proposé par M. Besson est dangereux car il instrumentalise une question qui n'appartient pas aux politiques mais aux français eux-mêmes. Cependant il faudra participer au débat et montrer
qu'être français c'est vouloir être français et non pas répondre à des critères imposés par les hommes politiques. Car on peut très bien répondre à ces critères sans pour autant aimer son pays
!
Par Espérance Démocrate
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Dimanche 1 novembre 2009
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14:26
Le résultat d'Europe Ecologie aux élections européennes a été vécu par les concurrents comme un raz de marée politique. Les verts et les journalistes s'en donnent à
coeur joie : l'écologie politique serait en passe de devenir la première force politique de la gauche.
Je n'en crois pas un mot ! Pourtant, le rassemblement d'Europe Ecologie et des Verts semblent de maintenir dans les sondages malgré une légère baisse. Oui MAIS, Europe Ecologie n'est pas un parti
politique. Les Verts qui en sont évidemment conscients tentent d'ailleurs de mettre la main sur ce rassemblement de personnalités d'ouverture pour prendre à son compte leurs bons résultats. C'est
pourquoi les Verts refusent toute ouverture d'autres partis politiques, à commencer par le Mouvement Démocrate qui pourrait alors également revendiquer de bons scores. Ils préfèrent donc se
refermer sur eux-mêmes et plonger dans le sectarisme, quittent à ulcérer Cohn Bendit et les siens. Mais les Verts sans Europe Ecologie ne représentent pas grand chose, si ce n'est un
parti écologique de gauche voir d'extrème gauche. Mais en quoi l'écologie serait uniquement de gauche ? Je suis prêt à parier que si ce sectarisme des Verts perdurent pour les élections
régionales (et c'est fort probable), la dynamique de l'écologie politique s'effondrera. En réalité le score d'Europe Ecologie a montré en France la monté d'une conscience de la population pour
une nécessité écologique. Cette nécessité est aujourd'hui présente dans tous les partis politiques. L'Ecologie politique n'a donc pas de raison d'être. L'Ecologie ne peut représenter un projet
politique mais seulement une facette de ce projet. De plus en se focalisant ainsi sur l'écologie qui pour moi n'est pas une fin mais un moyen, on oublie ce qui pour moi devrait être la finalité
de tous projets politiques : l'Homme. Voilà pourquoi je continue à croire que l'Humanisme doit être le moteur de toute politique et que je reste persuadé que le Mouvement Démocrate peut
porter len projet d'alternance le plus rassembleur et le plus crédible. Il reste maintenant à le montrer : le Congrès programmatique du MoDem début décembre le permettra.
Sympathisants du MoDem, gardez espoir, rien n'est perdu. Et surtout, même si je suis d'accord que le mouvement n'est pas parfait sur la forme, le fond reste prépondérant et permettra de nous
imposer en 2012. Restons mobilisés, et ne nous décourageons pas ! Montrons à tous que nous savons faire bloc dans la difficulté.
Par Espérance Démocrate
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Mercredi 19 août 2009
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21:17
La stratégie du Mouvement Démocrate n'a pas encore été décidée pour les élections régionales à venir. Elle sera d'une importance capitale
sur notre score.
De par son score très faible aux élections européennes, le MoDem n'est pas en mesure de peser réellement sur d'éventuelles alliances. Nous dépendons des autres. Regardons donc quelles orientations
prennent les partis d'oppositions :
- Les Verts ont décidé de présenter des listes autonomes au 1er tour puis de réaliser des alliances avec le PS au second.
- Le NPA partira selon toute vraissemblance avec le Parti de Gauche et Lutte ouvrière.
- Le PC n'a encore rien décidé : soit il conserve l'alliance avec le Parti de Gauche soit il décide de rester avec le PS. Pour lui la condition de s'allier avec l'extrème gauche au 1er tour
est que cette alliance puisse faire liste commune avec le PS. En conclusion, que ce soit au 1er ou au 2ème tour, le PC souhaite s'allier avec le PS.
- Le PS a décider de ne rien décider, c'est à dire pas de consigne nationale. Certaines régions chercheront des alliances avec le MoDem d'autres non. Mais on cherche un rassemblement le plus large
possible, allant du PC jusqu'au MoDem.
Prenons acte de ces tendances. Que doit faire le MoDem pour s'en sortir au mieux ? Pour moi il est évident qu'il nous faut nous présenter de manière autonome au premier tour et chercher à faire au
moins 10% pour peser au second tour. Ce qui pourrait nous aider à atteindre ce score serait de définir clairement notre stratégie d'alliance de second tour, contrairement aux autre partis qui
restent dans le flou (il faudra d'ailleur bien mettre en avant ce flou chez nos adversaires). Il s'agirait d'affirmer dès maintenant ou entout cas le plus tôt possible que nous sommes prêts à faire
alliance avec les Verts car ils sont proches de nous, et de conditionner une alliance avec le PS à la présence du PC. En résumé oui à une alliance PS Verts MoDem, non à une alliance avec le PC. De
cette manière, le PS s'orientant comme d'habitude vers des alliances avec le PC, nous mettons en avant devant les français que le PS tend vers sa gauche et non vers le centre gauche. Cette
stratégie nous permettrait de dégager un espace au centre gauche, d'autant plus important si les Verts s'orientent vers une alliance avec le PS et donc avec le PC.
De cette manière dès le premier tour nous aurons démontrer que les alliances qui se préparent sont des alliances tendant vers l'extrème gauche et non vers le centre. Nous récupérerons ainsi les
électeurs de centre gauche dès le premier tour, nous permettant de faire un bon score et donc de peser au 2ème tour.
C'est pour moi la meilleur stratégie à adopter. J'attends avec impatience que le bureau exécutif aille dans ce sens. Il sera par ailleurs nécessaire de bien communiquer cette stratégie.
Par Espérance Démocrate
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Publié dans : Régionales 2010
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